Blogue de la Présidente

Nina Kressler, PDG et Présidente du Centre Shaw
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Une expérience et des connaissances à partager

Published on octobre 31, 2019

Vous aimeriez en savoir plus sur Nina Kressler et sur l’expérience dont la présidente-directrice générale fait profiter l’équipe du Centre Shaw? Nous lui avons demandé de nous parler de son parcours et des connaissances qui l’aident à amener notre dynamique entreprise vers de nouveaux sommets de puis quatre années et demie. Nous sommes convaincus que vous serez aussi impressionnés que nous par son parcours.

Qu’est-ce qui vous a amené à cette carrière?

Je pense qu’on peut dire que j’ai l’hospitalité dans le sang. J’ai grandi en Nouvelle-Écosse et la maison était souvent pleine d’invités. Une bonne partie d’entre eux étaient des membres de ma famille qui vivaient en Europe qui s’étonnait de ce qui, pour moi, était tout à fait normal dans les Maritimes. La porte était toujours ouverte et tout le monde était bienvenu autour de notre table, même les étrangers. C’était la même chose chez les voisins. Je me souviens que j’adorais aider ma mère à recevoir. Jamais je n’aurais pensé que j’en ferais une carrière!

Mon plan n’était pas de travailler dans l’hôtellerie, mais quand j’ai terminé l’université, les emplois étaient rares alors j’ai accepté un boulot de secrétaire à l’hôtel Sheraton d’Halifax. J’ai gravi les échelons très rapidement et j’ai occupé plusieurs postes de direction, probablement parce que je voulais tout apprendre et que j’étais très travaillante. Après seulement sept ans, j’ai été nommée directrice des ventes et du marketing avant de venir cadre en ventes et en marketing et dans l’exploitation auprès de l’Hôtel Casino Nova Scotia, du Trade Centre Limited et du Centre des congrès d’Halifax dont j’ai été la vice-présidente des ventes et du marketing. Je suis fière d’avoir réussi à positionner ma ville comme destination de choix pour les congrès et événements nationaux et internationaux. 
 Je suis ensuite devenue vice-présidente du développement des affaires au Centre des congrès de Toronto. Le succès que j’y ai connu, comme l’augmentation des ventes, a attiré l’attention d’Aramark, qui m’a embauchée comme directrice générale de l’exploitation de la restauration et des installations du Centre Shaw en octobre 2013. C’était à l’extérieur de ma zone de confort, mais mon expérience en ventes et en marketing m’a beaucoup servie et j’ai appris énormément de l’équipe en place. Pendant mon passage comme directrice générale, les améliorations que j’ai mises en place ont aidé l’exploitation à dépasser les principaux indicateurs de rendement en termes de qualité de la nourriture, de service à la clientèle et en performance des installations en plus d’augmenter les revenus.

Quand je suis devenue présidente-directrice générale du Centre Shaw le 1er juin 2015, je me suis dit que toutes ces années de travail m’avaient finalement permis de décrocher mon emploi de rêve, et je me sens toujours aussi privilégiée d’aimer encore mon travail tous les jours.

De quelle réalisation professionnelle êtes-vous le plus fière?

Au début de ma carrière, parce que je parle aussi allemand, on m’a invitée à passer une entrevue pour un poste avec un groupe d’investisseurs allemands qui voulaient ouvrir un complexe hôtelier cinq étoiles sur les côtes arides de la Nouvelle-Écosse. Leur plan était d’offrir des traitements de bien-être naturel à l’eau salée et 132 chambres avec vue sur l’océan. On m’a offert la chance extraordinaire de voyager à travers le monde en tant que seule représentante commerciale, alors, c’est à contrecœur que j’ai demandé à mon patron à l’hôtel Sheraton d’Halifax qui m’a donné son appui même s’il n’était pas convaincu que le spa verrait le jour. J’ai adoré mon expérience et j’ai travaillé très fort pour obtenir un

grand nombre de réservations bien avant l’ouverture prévue du complexe, mais à ma grande consternation, les promoteurs se sont retirés et le projet est tombé à l’eau. J’étais extrêmement soulagée que le Sheraton soit heureux de mon retour. J’étais reconnaissante d’avoir eu la chance d’essayer quelque chose de nouveau, mais c’était réconfortant d’être toujours la bienvenue dans une équipe fantastique là où j’avais fait mes preuves. Ça m’a permis de découvrir mes qualités dès le début : je suis digne de confiance, j’aime prendre des risques et repousser les limites. Je pense que c’est pour cette raison que le Sheraton a gardé la porte ouverte pour moi et ces qualités sont toujours importantes.

Quelle est la principale chose que les gens ignorent sur vous?

Je suis d’origine allemande et je suis une Canadienne de première génération qui a grandi dans une très petite communauté rurale qui s’appelle Hubbards en Nouvelle-Écosse. Il n’y avait que 600 habitants et dans mon école primaire, il n’y avait que 80 élèves. Nous avons eu la chance de vivre à l’étranger en raison du travail de mon père, et ce sont ces expériences, ainsi que le côté travaillant de ma mère, qui m’ont appris que venir d’une petite ville n’est pas un obstacle.

Quel est le meilleur conseil que vous avez reçu? Qui vous l’a donné?

Ma mère est la personne qui m’inspire le plus et j’ai eu droit à des conseils tous les jours parce qu’elle me servait d’exemple. Comme mon père nous a quittés et ne nous a pas soutenus financièrement, elle est retournée à l’école même si elle n’avait jamais vraiment fait d’études parce qu’elles ont été interrompues par la guerre en Allemagne. Elle a terminé son secondaire dans sa deuxième langue en élevant trois enfants seule. J’étais très jeune, mais c’est devenu mon rôle de m’occuper du reste de la famille en m’assurant que tout le monde mange et arrive à l’école à l’heure. Je l’ai vu travailler si fort et faire face à beaucoup de discrimination en raison de ses origines. Elle rêvait de travailler dans une résidence pour personnes âgées et elle y est arrivée. Sa ténacité est la preuve qu’il n’y a rien à notre épreuve si on travaille assez fort. Elle m’a aussi appris à être travaillante et comme femme, l’importance d’être indépendante et d’avoir de l’assurance. Elle est toujours mon modèle.

Que faites-vous pour vous détendre après une grosse journée?

J’adore cuisiner! Je ne suis pas très portée sur la pâtisserie, mais quand je rentre à la maison après une longue journée, j’aime me cuisiner un bon repas que j’accompagne parfois d’un verre de vin. Je trouve qu’être dans la cuisine est une bonne façon de décompresser et ça me tient occupée pendant la semaine. Mon mari travaille à Montréal et ma fille est maintenant à l’université Trent et cuisiner me permet de prendre soin de moi et de garder la routine quand je suis toute seule à la maison.

Quelle est la prochaine destination sur votre liste?

Les îles grecques! Je ne sais pas encore lesquelles, mais j’ai vraiment hâte d’y aller avec ma fille quand elle obtiendra son diplôme dans deux ans.

Quelle est votre émission télévisée préférée, celle que vous regardez encore et encore?

Je suis obsédée par les émissions comme La Loi et l’Ordre. Je pense que c’est parce qu’elles m’apprennent beaucoup sur la société. Elles montrent comment des personnes qui ont moins de chance peuvent emprunter le mauvais chemin. Je trouve le drame de ce type d’émission rafraîchissant et, même si on sait que c’est de la fiction et qu’elles ne sont pas basées sur des faits réels, je peux presque

toujours faire le lien avec les nouvelles. Donc, j’aime les beaucoup, et c’est probablement parce qu’on y retrouve des femmes fortes qui n’ont pas froid aux yeux.

Qu’est-ce que vous êtes en train d’apprendre en moment et pourquoi est-ce aussi important?

Je suis en train de suivre un programme de formation pour les membres de conseils d’administration. Je siège à trois conseils d’administration, et je relève moi-même d’un conseil d’administration, et j’ai remarqué que la nouvelle présidente du nôtre, qui a elle aussi suivi le programme, tient des réunions stratégiques, ordonnées, et présentées dans les délais. Je veux suivre son exemple et redonner aux conseils d’administration où je siège en m’assurant de leur donner le plus de mon temps et de mes connaissances possibles. Je pense que la formation m’aide à devenir une meilleure administratrice.

Quel est le plus beau compliment qu’on vous ait fait?

Je pense que c’est le fait que la porte est toujours restée ouverte quand j’ai quitté des postes. C’est un grand compliment que de respecter le choix de partir, mais de continuer à donner son soutien. Je pense que ça indique que mes employeurs ont cru en moi, et qu’ils savaient que je pourrais encore contribuer à leur entreprise si je voulais de revenir.